Le Groupe de Bombardement d’assaut  GBA II/54 faisait partie de la 54ème escadre comprenant le groupe GBA I/54 et le GBA II/54

Le GBA I / 54 réunissait les escadrilles BR 228 et BR 211 héritées de la Grande Guerre
Le GBA II / 54 réunissait les escadrilles SAL 1 et SAL 259 héritées de la Grande Guerre

Groupe de Bombardement d'assaut II/54

3 ème Escadrille (SAL 1) 
La SAL 1 est la plus ancienne escadrille française, crée en 1912.
Elle fût également l'une des plus décorées
pendant la première guerre mondiale. 

 

 

 

                           4 ème Escadrille (SAL259)

 

 

 

Etat-Major

Commandants du Groupe GBA II/54
Commandant HEUZEEL
 
8 Octobre 1939
 
Commandant GRENET
9 Octobre 1939
18 Mai 1940
 
Capitaine LACAT Roger
19 Mai 1940
01 Juillet 1940
 
Commandants de la 3ieme Escadrille
Capitaine JEUNET Marc
 
05 Juin 1940
 
Lieutenant DEVIN
6 Juin 1940
9 aout 1940
 
Commandants de la 4ieme Escadrille
Lieutenant BOUVRESSE

 

15 Décembre 1940
 
Lieutenant DUPUY
16 Décembre 1939
9 juin 1940
 
Lieutenant DE-BEARN Albert
10 Juin 1940
9 Aout 1940
 

 

Pilotes

Pilotes et Membres d'Equipages du Groupe
Personnel Naviguant
Grade
Fonction
Esc.
Divers
Photos
Fiches Indiv.
BADEL
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
- Le 25 Mai 1940, le Breguet 693 n° 13 est abattu par 4 Me109. Le Sergent-Chef BADEL est blessé.
- Le Breguet 693 n° 1013 est endommagé par la chasse le 6 Juin 1940, mais réussit à regagner son terrain. Le Sergent-Chef BADEL est blessé.
   
BEAUD Gaston
Sous-Lieutenant
Mitrailleur
 
Le 9 Juin 1940, le Breguet 693 n° 58 est abattu par la Flak le 9 Juin 1940 : l'équipage est tué.    
BILLON-DU-PLAN
Sous-Lieutenant
Mitrailleur
 
Le Breguet 691 n° 69 est détruit au décollage le 17 Juin 1940. Le Sous-Lieutenant BILLON-DU-PLAN est indemne.    
BONNET Yves
Adjudant-Chef
Mitrailleur
 
     
BOUVERET Pierre
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 28 est littéralement coupé en deux par la Flak le 18 Mai 1940. Le Sergent-chef BOUVERET se parachute et est fait prisonnier    
BOUVRESSE
Lieutenant
Cdt 2eme Esc.
 
     
BRUNET Raymond
Sous-Lieutenant
Observateur
 
- Le 3 Décembre 1939, un Potez 633 est détruit à l'atterrissage en heurtant un arbre. L'équipage est blessé.
- Le 5 Juin 1940, le Breguet 693 n° 5 est abattu par 4 Me109. Le Sous-Lieutenant BRUNET se parachute, mais sa toile ne s'ouvre pas. Il est tué en arrivant au sol.
   
CASSAGNOU
Capitaine
Pilote
 
Le Breguet 691 n° 69 est détruit au décollage le 17 Juin 1940. Le Capitaine CASSAGNOU est blessé    
CHEMINEAU Georges
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Le Breguet 693 n° 20 est détruit par la Flak le 16 Mai 1940. L'équipage est tué.    
COIFFARD Jean
Adjudant
Mitrailleur
 
Le 7 Juin 1940, le Breguet 693 n° 1011 est endommagé par la Flak, mais réussit à se poser sur un terrain de Saint andré de l'Eure. L'Adjudant COIFFARD est grièvement blessé.    
DE-BEARN Albert
Lieutenant
Cdt 2eme Esc.
Pilote
2eme Esc.
Le Breguet 693 n° 33 est touché par la Flak, le 18 Mai 1940, mais réussit cependant à rentrer au terrain.Le Lieutenant DE-BEARN est indemne.    
DE-DAMPIERRE Audoin
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Le Breguet 695 n° 7 est détruit par accident à l'atterrissage le 15 Juin 1940 : Le Sous-lieutenant DAMPIERRE est tué.    
DE-LA-PORTE-DU-THEIL Michel
Sous-Lieutenant
Mitrailleur
 
Le 12 Mai 1940, le Breguet 693 n° 34 est abattu par la Flak. Le Sous-Lieutenant DE-LA-PORTE-DU-THEIL est tué    
DELPORTE
Adjudant-Chef
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 46 est abattu par la Flak le 9 Juin 1940. L'équipage, indemne, incendie l'appareil avant de le laisser sur place.    
DEVIN Camille
Sous-Lieutenant
Cdt 1ere Esc.
Pilote
1ere Esc.
Le 7 Juin 1940, le Breguet 693 n° 33 est abattu par la Chasse. L'équipage indemne se parachute.    
DUCAS
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 32 est abattu par 3 Me109 le 5 Juin 1940, il s'écrase au sol. L'équipage est grièvement blessé.    
DUPUY Jean
Lieutenant
Cdt 2eme Esc.
Pilote
 
Le 9 Juin 1940, le Breguet 693 n° 58 est abattu par la Flak le 9 Juin 1940 : l'équipage est tué.    
FOURDINIER Edouard
Sergent-Chef
Pilote
 
Le 12 Mai 1940, le Breguet 693 n° 34 est abattu par la Flak. Le Sgt-Chef FOURDINIER est blessé.    
GIARD Paul
Sergent
Mitrailleur
 
Le 16 Mai 1940, le Breguet 693 n° 30 est abattu par la Flak. L'équipage est fait prisonnier.    
GIRARD Maurice
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Le Breguet 693 n° 70 est endommagé par la Flak le 9 Juin 1940, et s'écrase au sol : l'équipage est blessé..    
GIRIER
Général
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 3 est détruit par accident à l'atterrissage le 7 Juin 1940 au retour d'un vol d'essai : Le Général GIRIER est blessé aux deux jambes.    
GRENET Pierre
Commandant
Cdt Groupe
Pilote
 
Le Breguet 693 n° 28 est littéralement coupé en deux par la Flak le 18 Mai 1940. Le Commandant GRENET, patron du GBA II/54 est tué.    
GUICHON Claude
Sergent
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 20 est détruit par la Flak le 16 Mai 1940. L'équipage est tué.    
HEUZEEL
Commandant
Cdt Groupe
 
     
JEUNET Marc
Capitaine
Cdt 1ere Esc.
Pilote

1ere Esc.

Le Breguet 693 n° 32 est abattu par 3 Me109 le 5 Juin 1940, il s'écrase au sol. L'équipage est grièvement blessé.    
LACAT Roger
Capitaine
Cdt Groupe
Mitrailleur
 
Le Breguet 695 n° 7 est détruit par accident à l'atterrissage le 15 Juin 1940.Le Capitaine LACAT est blessé    
LAMI René
Sergent
Pilote
 
Le 16 Mai 1940, le Breguet 693 n° 30 est abattu par la Flak. L'équipage est fait prisonnier.
 
LAMOUR
Sergent
Mitrailleur
2eme Esc.
Le Breguet 693 n° 33 est touché par la Flak, le 18 Mai 1940, mais réussit cependant à rentrer au terrain.Le Sergent LAMOUR est blessé.    
LEBERT
Sergent
Mitrailleur
1ere Esc.
Le 7 Juin 1940, le Breguet 693 n° 33 est abattu par la Chasse. L'équipage indemne se parachute.    
LEGRAND Pierre
Sous-Lieutenant
Pilote
 
- Le 31 Mai 1940, le Breguet 693 n° 35 est abattu par 6 Me109. Le Sous-Lieutenant LEGRAND est indemne.
- Le 7 Juin 1940, le Breguet 693 n° 1 est abattu par 12 Me109...L'équipage est tué.
   
LELONG André
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 92 est abattu par 2 Me109 le 9 Juin 1940 . Le Sergent-Chef LELONG est tué.    
LEVEQUE Pierre
Adjudant-Chef
Pilote
 
     
MATUCHET Jean
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le 5 Juin 1940, le Breguet 693 n° 5 est abattu par 4 Me109. Le sergent-Chef MATUCHET est tué.    
MAYADOUX Albert
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Le Breguet 693 n° 92 est abattu par 2 Me109 le 9 Juin 1940 . Le Sous-Lieutenant MAYADOUX est blessé.    
MERCEUR Jean
Adjudant
Mitrailleur
 
     
MITON André
Adjudant
Pilote
 
- Le 25 Mai 1940, le Breguet 693 n° 13 est abattu par 4 Me109. L'Adjudant MITTON est indemne.
- Le 6 Juin 1940, le Breguet 693 n° 29 est abattu par la chasse le 6 Juin 1940 : L'équipage est grièvement blessé.
 
PERROT-DE-THANNBERG Guy
Sergent-Chef
Pilote
3eme Esc.
- Le Breguet 693 n° 1013 est endommagé par la chasse le 6 Juin 1940, mais réussit à regagner son terrain. Le Sergent-Chef DE-THANNBERG est indemne.
- Le 7 Juin 1940, le Breguet 693 n° 1011 est endommagé par la Flak, mais réussit à se poser sur un terrain de Saint andré de l'Eure. L'e Sergent-Chef DE-THANNBERG est indemne.
- Le Breguet 693 n° 46 est abattu par la Flak le 9 Juin 1940. L'équipage, indemne, incendie l'appareil avant de le laisser sur place.
   
PLESSIEZ
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 70 est endommagé par la Flak le 9 Juin 1940, et s'écrase au sol : l'équipage est blessé..    
POILBOUT
Adjudant-Chef
Mitrailleur
 
Le 31 Mai 1940, le Breguet 693 n° 35 est abattu par 6 Me109. L'Adjudant-Chef POILBOUT se parachute et est fait prisonnier.    
RENAULT Guy
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le Breguet 693 n° 54 s'écrase le 7 Juin 1940 après avoir été attaqué par 8 Me109. L'équipage est grièvement blessé.    
SANNIER François
Sergent
Pilote
 
Le Breguet 693 n° 54 s'écrase le 7 Juin 1940 après avoir été attaqué par 8 Me109. L'équipage est grièvement blessé.
 
SOLER
Sergent
Pilote
 
Le 3 Décembre 1939, un Potez 633 est détruit à l'atterrissage en heurtant un arbre. L'équipage est blessé.    
TESTOT-FERRY Alfred
Sous-Lieutenant
Pilote
 
     
UTEZA Louis
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le 6 Juin 1940, le Breguet 693 n° 29 est abattu par la chasse le 6 Juin 1940 : L'équipage est grièvement blessé.    
VERGE Jean
Sergent-Chef
Mitrailleur
 
Le 7 Juin 1940, le Breguet 693 n° 1 est abattu par 12 Me109...L'équipage est tué.    
WALSER
Adjudant-Chef
Pilote
 
Le Breguet 693 n° 3 est détruit par accident à l'atterrissage le 7 Juin 1940 au retour d'un vol d'essai : L'Adjudant-Chef WALSER est tué  
 

Histoires d'Equipages

Equipages du Groupe
Noms de pilotes
Grade
Fonction
Esc.
Divers
Equipage
SOLER
Sergent
Pilote
  Potez 633 n° ? : Détruit par accident à l'atterrissage le 3 Décembre 1939 : l'équipage est blessé.
BRUNET Raymond
Sous-Lieutenant
Observateur
Equipage
FOURDINIER Edouard
Sergent-Chef
Pilote
  Breguet 693 n° 34 : Abattu par la Flak le 12 Mai 1940. Le Sgt-Chef FOURDINIER est blessé et le Ss-Lt DE-LA-PORTE-DU-THEIL est tué
DE-LA-PORTE-DU-THEIL Michel
Sous-Lieutenant
Mitrailleur
Equipage
CHEMINEAU Georges
Sous-Lieutenant
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 20 : Détruit par la Flak le 16 Mai 1940. L'équipage est tué.
GUICHON Claude
Sergent
Mitrailleur
Equipage
LAMI
Sergent
Pilote
 
 

Breguet 693 n° 30 : Abattu par la Flak, le 16 Mai 1940. L'équipage est fait prisonnier.

GIARD
Sergent
Mitrailleur
Equipage
DE-BEARN
Lieutenant
Pilote
 
Breguet 693 n° 33 : Touché par la Flak, le 18 Mai 1940. Le Sergent LAMOUR est blessé.
LAMOUR
Sergent
Mitrailleur
Equipage
GRENET Pierre
Commandant
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 28 : Abattu par la Flak, le 18 Mai 1940. Le Commandant GRENET, patron du GBA II/54 est tué, et le Sergent-chef BOUVERET est prisonnier
BOUVERET
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
MITTON
Adjudant
Pilote
 
Breguet 693 n° 13 : Abattu par la chasse le 25 Mai 1940. Le Sergent-Chef BADEL est blessé.
BADEL
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
LEGRAND Pierre
Sous-Lieutenant
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 35 : Abattu par la Chasse le 31 Mai 1940. L'Adjudant-Chef POILBOUT se parachute et est fait prisonnier. Le Sous-Lieutenant LEGRAND est indemne.
POILBOUT
Adjudant-Chef
Mitrailleur
Equipage
BRUNET
Sous-Lieutenant
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 5 : Abattu par la chasse le 5 Juin 1940. L'équipage est tué.
MATUCHET Jean
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
JEUNET Marc
Capitaine
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 32 : Abattu par la chasse le 5 Juin 1940, il s'écrase au sol. L'équipage est grièvement blessé.
DUCAS
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
MITTON
Adjudant
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 29 : Abattu par la chasse le 6 Juin 1940 : L'équipage est grièvement blessé.
UTEZA
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
DE-THANNBERG
Sergent-Chef
Pilote
3eme Esc.
 
Breguet 693 n° 1013 : Endommagé par la chasse le 6 Juin 1940. Le Sergent-Chef BADEL est blessé.
BADEL
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
LEGRAND
Sous-Lieutenant
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 1 : Abattu par la Chasse le 7 Juin 1940.L'équipage est tué.
VERGE Jean
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
SANNIER
Sergent
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 54 : Abattu par la Chasse le 7 Juin 1940. L'équipage est grièvement blessé.
RENAULT
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
DEVIN
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Breguet 693 n° 33 : Abattu par la Chasse le 7 Juin 1940. L'équipage indemne se parachute.
LEBERT
Sergent
Mitrailleur
Equipage
DE-THANNBERG
Sergent-Chef
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 1011 : Endommagé par la Flak le 7 Juin 1940 : L'Adjudant COIFFARD est grièvement blessé.
COIFFARD
Adjudant
Mitrailleur
Equipage
WALSER
Adjudant-Chef
Pilote
 
 
Breguet 693 n° 3 : Détruit par accident à l'atterrissage le 7 Juin 1940 au retour d'un vol d'essai : Le Général GIRIER est blessé aux deux jambes et l'Adjudant-Chef WALSER est tué
GIRIER
Général
Mitrailleur
Equipage
MAYADOUX
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Breguet 693 n° 92 : Abattu par la chasse le 9 Juin 1940 . Le Sergent-Chefv LELONG est tué, et le Sous-Lieutenant MAYADOUX est blessé.
LELONG André
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
DUPUY Jean
Lieutenant
Pilote
 
Breguet 693 n° 58 : Abattu par la Flak le 9 Juin 1940 : l'équipage est tué.
BEAUD Gaston
Sous-Lieutenant
Mitrailleur
Equipage
DE-THANNBERG
Sergent-Chef
Pilote
 
Breguet 693 n° 46 : Abattu par la Flak le 9 Juin 1940 : l'équipage est indemne.
DELPORTE
Adjudant-Chef
Mitrailleur
Equipage
GIRARD
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Breguet 693 n° 70 : Endommagé par la Flak le 9 Juin 1940, il s'écrase au sol : l'équipage est blessé..
PLESSIEZ
Sergent-Chef
Mitrailleur
Equipage
DE-DAMPIERRE Audoin
Sous-Lieutenant
Pilote
 
Breguet 695 n° 7 : Détruit par accident à l'atterrissage le 15 Juin 1940 : Le Sous-lieutenant DAMPIERRE est tué et le Capitaine LACAT est blessé
LACAT
Capitaine
Mitrailleur
Equipage
CASSAGNOU
Capitaine
Pilote
 
Breguet 691 n° 69 : Détruit au décollage le 17 Juin 1940; Le Capitaine CASSAGNOU est blessé

Terrains

Terrains d'accueil
Période d'utilisation des terrains
Montdidier
03 Septembre 1939
Nancy-Azelot
06 septembre 1939
Auxerre
20 septembre 1939
Lyon-Bron
14 Octobre 1939
Salon- De-Provence
16 Octobre 1940
Vinon
13 Décembre 1939
Nangis
06 Mai 1940
Roye Beuvraignes
10 Mai 1940
Montdidier
13 Mai 1940
Briare
17 Mai 1940
Brétigny-sur-Orge
19 Mai 1940
Chartres
02 Juin 1940
Chateauroux
13 Juin 1940
Dompierre
16 Juin 1940
Landes-De-Bussac
19 Juin 1940
Mont-De-Marsan
23 Juin 1940
Toulouse-Francazal
24 Juin 1940

 


Appareils

Le GBA II/54a été équipé depuis sa création, des appareils suivants :

 

Le BREGUET 693 était surnommé le Lion d'assaut 

BREGUET 693 EN VOL RASANT

Le Breguet 693 était un chasseur bombardier moderne. En 1940, il était parmi
les avions les plus rapides. Les aviateurs sélectionnés pour piloter cet avion
d’assaut surnommé « le lion d’assaut » devaient avoir moins de 35 ans et peser
moins de 85 kilos tout équipés. En vol rasant à 5 mètres du sol à 380 km/h, ils
devaient éviter tous les obstacles, arbres, lignes électriques, bâtiments, etc…
avant d’atteindre leurs objectifs.
Le Commandant de groupe, en plus de son rôle de chef de mission, devait
assurer le pilotage très délicat du Bréguet en rase motte, faire la navigation, au
moment du bombardement viser et larguer les huit bombes de 50 kilos et tirer au
canon.
 

 

Bréguet 693 en vol rasant à 5 mètres au dessus des Panzers lors de la campagne
de France.

Vitrine de l’armée de l’air au Service historique de la Défense à Vincennes rendant hommage au GB II/54 en mai juin 1940

 

Du 13 décembre 1939 au 5 mai 1940, la 54ème escadre à Vinon s'est entraînée sur l'Aérodrome de Vinon sur Verdon 

Fortuné Cheilan, Maire de Vinon sur Verdon, soucieux de trouver de nouvelles activités sur le territoire de sa commune, a obtenu de l’Armée de l’Air en 1930 que le terrain steppe de Vinon sur Verdon fut transformé en aérodrome militaire.
Il a été très sommairement aménagé et a été utilisé, entre autres, avant la guerre de 1940 pour les manoeuvres aériennes du Sud Ouest en 1936.

La 54ème escadre est arrivée le 13 décembre 1939 à Vinon-sur-Verdon avec des  Mureaux 115, des Potez 540 et quelques Bréguet 691 qui atteignaient les 380 km/h au ras du sol. Les Breguet 693 avec des moteurs plus performants Gnome et Rhone mieux conçus pour les missions de guerre n’ont été livrés à la 54ème escadre que le 15 avril 1940, moins d’un mois avant la première mission de guerre.

L’aérodrome occupait 150 hectares au confluent de la Durance et du Verdon.
Sur la seule piste existante W 105°- E 285°, il n’y avait aucune installation fixe.
Seul un balisage de la piste et une manche à air matérialisaient le terrain.
Une tente abritait le pliage des parachutes (sur tables pliantes) et le poste de commandement (PC).
Trois roulottes étaient utilisées pour le stockage de l’armurerie et des caisses à munitions.
Une dizaine de camionnettes Berliet pour les officiers et les liaisons, l’échelon matériel comptait 12 camions Berliet (tractant les 3 roulottes).
3 châssis roulants Citroën supportaient chacun un moteur de réchauffage (avec manche) pour les moteurs d’avions.
Les mécanos travaillaient en plein air.

La nuit, les hommes de garde du terrain et des avions couchaient (hors tour de garde) dans une grange de la ferme La Désirade, au Sud-ouest du terrain.
Les vols se faisaient à des altitudes de plus en plus basses jusqu’à 5 mètres du sol et en passage sous les ponts de Cavaillon, Mirabeau et Vinon les mées.
L’entraînement aux armes se faisait en mer au large d’Hyères et à Fos, avec des bombes d’exercice et des tirs avec les mitrailleuses sur des biroutes remorquées par de petits avions.

Le 10 avril 1940 est arrivé à Vinon le Lieutenant Delattre affecté au GBA I/54 après son entraînement au vol rasant dans des conditions difficiles à Reims puis Orléans. Il a pu transmettre à l’ensemble de la 54ème escadre son expérience et ses conseils avant le début du conflit. Il a pu constater les excellentes conditions météo et d’environnement dont avait bénéficiées l’escadre à Vinon sur Verdon.
Le 6 mai, la 54ème escadre était prête à partir au combat. Elle est remontée vers le Nord à Nangis.

Les officiers étaient logés dans des chambres d’hôtel à Manosque, les sous-officiers chez l’habitant à Vinon sur Verdon et les hommes de troupe dans un hangar à engrais (remplacé par de la paille) réquisitionné.
Les conditions de travail sur le terrain étaient très dures pendant l’hiver très froid de 1939-1940 mais l’accueil de la population a été excellent et des rencontres ont formé de nouvelles familles à Vinon.

Les mois de présence à Vinon ont été mis à profit pour organiser régulièrement des conférences destinées à tout le personnel de la base. Les officiers volontaires abordaient en fonction de leur spécialité et de leur culture générale des sujets divers : logistique, littérature, prophylaxie, histoire, géographie de l’Europe pour donner à tous des clés de compréhension sur cette guerre et pour souder le groupe autour de connaissances partagées.

Le bombardement d’assaut en vol rasant et la 54ème escadre

L’expérimentation en vol rasant a été décidée par l’Etat major de l’Armée de l’Air fin 1936 et a été préfigurée à partir de 1937 au centre d’expérimentation deReims avec le détachement de deux équipages de la première escadrille de la 54ème escadre du Bourget dont le lieutenant Delattre. Ils volaient sur des Potez 25 qui ne dépassaient pas 180 km/h au ras du sol puis sur des Morane II5 qui atteignaient 240 km/h au ras du sol.
Le 3 septembre 1939 au moment de la déclaration de guerre de la France, les unités de bombardement d’assaut en vol rasant n’avaient pas encore été constituées. Ce n’est que le 22 septembre 1939 que des unités de reconnaissance ont été converties au bombardement d’assaut, dont la 54ème escadre : Groupe de Bombardement d’Assaut GBA I/54 et II/54.
Le Capitaine Pierre Grenet qui était en charge des écoles de l’Air à l’Etat Major a demandé à être affecté dans une unité opérationnelle quand la guerre parut inévitable. Il a d’abord été nommé à l’Etat major de la 54ème escadre puis Commandant du GBA II/54 en Octobre 1939.
Le 4 décembre 1939 a été créée la 6ème brigade de bombardement d’assaut qui réunissait la 54ème escadre, la 51ème et le II/35.

Le 15 Avril 1940 le Groupement N°18 était composé de la 54ème escadre et du GBA II/35.

Le Commandant Jean Plou a d’abord été du 22 août 1938 au 04 novembre 1939 Commandant en second de la 54ème escadre, puis du 04 novembre 1939 au12
mai 1940 Commandant du groupe du GBA I/54.

La campagne de France Mai Juin 1940

Les bombardiers français disponibles pour des missions de guerre le 10 mai 1940 étaient seulement 85, dont 40 modernes aptes aux vols de jour et 45 modèles anciens réservés aux vols de nuit.
Les seuls bombardiers d’assaut prêts à entrer dans le conflit pour freiner l’invasion allemande en détruisant les colonnes de panzers et de véhicules militaires, les ponts et les objectifs stratégiques étaient les BREGUET 693 de la 54ème escadre.

Le 10 mai, premier jour de l’offensive allemande, le I/54 fut envoyé sur le terrain de Montdidier et le II/54 sur le terrain de Roye dans la Somme.
Le samedi 11 mai, veille de Pentecôte, manquaient encore quelques ceintures pour les lance bombes que le capitaine Jeunet est allé chercher personnellement à Paris.

12 Mai 1940, Pentecôte, première mission de guerre pour la 54ème escadre.
L’ordre de départ arriva à 12 heures 5. A 11 heures 50, les équipages désignés montèrent dans leurs avions. Ils n’emportèrent que leurs instruments de navigation et leur revolver, pas de portefeuille, pas de papiers d’identité, pas d’insigne d’escadrille, pas d’argent, pas de lettres, rien qui pût intéresser l’ennemi en cas de capture.
Dix Huit Breguet 693 décollèrent à l’heure prévue, onze depuis Montdidier sous les ordres du Commandant Plou, chef du groupe I/54 et sept depuis le terrain de Roye sous les ordres du Commandant Pierre Grenet, chef du groupe II/54.
Les objectifs étaient des colonnes ennemies qui devaient être attaquées en vol rasant dans le secteur de Liège-Tongres et Warennes-Tongres.

Malgré la destruction de nombreux véhicules militaires allemands, le bilan de cette première mission de guerre fut terrible, surtout pour le Groupe I/54 : trois hommes furent tués et dix avions sur onze avaient été mis hors d’usage. Onze hommes furent faits prisonniers dont le Commandant Plou, le chef du Groupe.
Dans le Groupe II/54, les pertes furent beaucoup plus limitées : un homme est mort, le Lieutenant La Porte du Theil, six avions sur sept sont revenus à la base.
Aucun aviateur ne fut fait prisonnier. Les patrouilles attaquèrent leurs cibles en patrouilles corsaires perpendiculairement aux convois pour éviter de faire prendre trop de risques aux équipages.

Le Lieutenant Delattre, commandant de la première escadrille du I/54 est mort lors de cette première mission. Il était à la tête d’une formation de 6 avions regroupant deux patrouilles ayant pour objectif les colonnes sur l’axe Maestricht Tongres. Il lança l’attaque avec les 5 avions qui le suivaient en alignement dans l’axe de la route. Le convoi était très bien défendu par la défense anti-aérienne (la flak) qui put ajuster ses tirs.

Le 13 mai, le Général Girier, commandant le Groupement N°18, tira les conclusions de cette première journée de combat. Il décida de regrouper les deux groupes d’assaut, le I/54 qui n’avait plus que 4 Bréguet 693 disponibles pour le combat et le II/54, à Montdidier, sous le commandement du Commandant Grenet.

Les vols rasants furent provisoirement suspendus et remplacés par des bombardements à 900 mètres d’altitude. Pour d’éventuelles reprises d’attaque en vol rasant la tactique recommandée devint l’attaque en patrouille corsaire, perpendiculairement aux convois en petite formation de deux avions.
Le général Billotte qui commandait le front allié depuis l’extrémité Ouest de la Ligne Maginot jusqu’à la mer comprit que le plan allemand consistait à opérer la percée décisive sur le territoire français non pas à partir du centre de la Belgique mais à partir des Ardennes vers Sedan et que les forces terrestres dont il disposait dans le secteur, la 55ème division d’infanterie et l’artillerie du 10ème corps d’armée avaient abandonné le terrain, traumatisées par cinq heures de pilonnement de la Luftwaffe. Des observations l’avaient informé qu’une colonne de 1000 panzers allemands s’apprêtait à passer la Meuse sur le pont de bateaux à Gaulier, près de Sedan. Il demanda que tous les bombardiers français et anglais disponibles fussent envoyés pour détruire ce pont de bateaux qui devenait l’objectif décisif qui déciderait du sort de la bataille de France.

Le 14 mai au matin, il restait 65 bombardiers français prêts à combattre dont 27 modernes et parmi eux les 14 bombardiers d’assaut de la 54ème escadre.
Le Commandant Grenet allait décoller à 9 heures du matin avec une formation de 9 Bréguet quand il reçut un contre ordre. Le Général Huntzinger devait lancer une attaque terrestre pour détruire le pont de bateaux. La nouvelle mission avait pour objectif de détruire les panzers et les convois qui se trouvaient en amont du pont. La 54ème escadre effectua ainsi sa mission de bombardement entre Bazeilles et Sedan sur les colonnes de panzers et pas sur le pont de bateaux de Gaulier.

Les autres missions de bombardement du 14 mai furent également détournées du pont de bateaux.

Dans l’après-midi, le Général Huntzinger fit savoir que sa contre attaque avait dû être ajournée.

La plupart des 1000 Panzers ont ainsi pu passer la Meuse et effectuer la « percée
de Sedan ».

15 mai 1940. Décollage à 17h40, bombardement à 900 mètres d’altitude et reconnaissance d'objectifs près de Montcornet où le Colonel de Gaulle menait une offensive avec ses chars de combat. Le Commandant Pierre Grenet a conduit une mission de bombardement avec succès à la tête de trois équipages du I/54 et cinq du II/54 rentrés sans casse à la base.
16 mai 1940. Le Commandant Pierre Grenet a souhaité reprendre les missions en vol rasant pour gagner en efficacité. Le Général Girier a accepté mais en imposant la condition que le Commandant Grenet ne participât pas aux missions de la journée pour préserver son dernier chef de Groupe avec expérience de missions de guerre.

6 équipages attaquèrent par paires une colonne sur la route de Montcornet.
Parvenus dans le secteur de Montcornet, ils parvinrent à lâcher leurs bombes sur des colonnes de Panzers et à revenir à leur base sans déplorer aucune perte.
Pourtant, l’opération ne fut jugée que partiellement réussie par le Général Girier qui est venu directement sur le terrain de Montdidier ordonner une nouvelle mission à deux équipages du GB II/54 sans en référer au Commandant Grenet.
Les deux avions furent abattus entraînant la mort du sous-Lieutenant Chemineau et du sergent Guichon. Les sergents Lami et Giard furent faits prisonniers.

Suite à cette journée, devant l'avance foudroyante des forces allemandes et le retrait des forces de la zone d'opérations aériennes nord, le groupe se replia sur Briare : le terrain de stationnement du II/35.

18 mai 1940. Le Commandant Pierre Grenet mena une opération de bombardement à 900 mètres d’altitude sur des convois entre LE CATEAU, LANDRECIES et AVESNES avec deux équipages sur les appareils disponibles du GB II/54 et 6 équipages du II/35 pour qui c’était la première mission de guerre.
Le Bréguet du commandant Grenet, au retour de la mission, fut coupé en deux par un obus de la flak allemande et s’est écrasé au sol à Landrecies. Le Commandant resté aux commandes est mort. Son mitrailleur Pierre Bouveret fut expulsé de la partie arrière de la carlingue, sauta en parachute et fut fait prisonnier.
Ce jour là, 5 avions rentrèrent à la base de Montdidier. Un équipage du GB II/54 avec des blessures légères réussit à se poser avec son avion endommagé à Claye Souilly et un équipage du II/35 put sauter en parachute et fut fait prisonnier après que son avion fut touché par un obus.
Le capitaine Lacat prit le commandement du II/54 le 19 mai. Il reçut l'ordre de partir sur Brétigny avec un renfort de personnel du groupe 2/35.

21 mai 1940. Arrivée de deux nouveaux Breguet 691 et de six Breguet 693.

22 mai 1940. Reprise des missions dans la zone de Cambrai. Un seul appareil sur les trois a atteint son objectif en raison des conditions météorologiques défavorables. Renforcement de six Breguet en provenance de Cognac, du I/54 et d'Orly.

25 mai 1940. L'appareil de l'Adjudant Miton et du Sergent Badel fut mitraillé par la chasse allemande. L’adjudant Mitton réussit à poser son Bréguet à proximité de Montdidier après avoir endommagé un Messerschmitt 109.

26 mai 1940. Le général Vuillemin remit la croix de guerre avec palme au groupe II/54 

27 mai 1940. L'état-major français décida de monter une opération afin d'isoler les forces allemandes au niveau de la charnière d'Arras Péronne.

29 mai 1940. Défection de l'armée Belge

31 mai 1940. L'appareil piloté par le Lieutenant Legrand et l'Adjudant-chef Poilbout fut pris à partie par six Messerschmitt 109. L'équipage en sortit indemne.

02 juin 1940. Mouvement sur Chartres

05 juin 1940. Les appareils du groupe effectuèrent une mission à partir de l'aéroport de Beauvais. Lors de cet événement deux avions furent perdus. Le Sous-Lieutenant Brunet et le Sergent-Chef Matuchet furent tués. Le Capitaine Jeunet et le Sergent Chef Ducas furent blessés.

06 juin 1940. Trois aviateurs furent blessés grièvement, l’Adjudant Mitton, le Sergent-Chef Uteza et le Sergent-Chef Badel.

07 juin 1940. Trois avions furent abattus. Le Lieutenant Legrand et le sergent-chef Verge furent tués, les sergents Sannier et Renaut furent blessés grièvement et le sous-lieutenant Devin et le sergent Leber purent sauter en parachute.

09 juin 1940. Perte de quatre appareils sur les six ayant décollé afin de traiter une poche dans la région de Soisson. Le Lieutenant Dupuy, le Sergent-chef Lelong et le Sous-lieutenant Beaud furent tués à proximité de Sommelans, le Sous Lieutenant Mayadoux, le Sous-Lieutenant Girard et le Sergent-Chef Plessiez furent blessés.

13 juin 1940. Le sous-Lieutenant Devin (24 ans) prend le commandement de la troisième escadrille et le lieutenant de Bearn celui de la quatrième.

14 juin 1940. Le groupe fut détaché à Orléans. Aucune mission ne lui a été affectée. Paris tomba ce jour là.

15 juin 1940. Dernière mission de guerre du groupe, secteur de Troyes. Mort du
Lieutenant de Dampierre dans le capotage de son avion. Le Capitaine Lacat, mitrailleur est blessé.

Le 22 juin 1940, jour de l'Armistice, le GBA II/54 était sur le terrain de Montde-Marsan. Apprenant que ce terrain serait en zone occupée, le Lieutenant-Colonel Démery ordonna au Groupe 18 de rejoindre le terrain de Toulouse sans tenir compte des conditions d'Armistice.

Seuls les GBA I/54 et GBA I/51 furent autorisés par les Allemands. Le groupe GBA II/54 fut dissout le 9 Août 1940.
Plusieurs aviateurs de la 54ème escadre reçurent la croix de guerre à titre personnel dont le Commandant Pierre Grenet et le Commandant Jean Plou
 

Après la campagne de France

Le Commandant Jean Plou fait prisonnier le 12 mai 1940 s’est évadé en décembre 1940. Il prit le commandement du Groupe de bombardement I/11 à Oran en 1942. Le 27 août 1944, il fut nommé Général et chef de l'état-major général de l'Armée de l'Air.

Le Capitaine Lacat organisa le Service de Renseignements de l’armée de l’air en Tunisie. Il recoupait directement ses écoutes et informations avec Malte. Cela permettait de réduire le nombre des agents opérant en zone occupée, puisque leur mission essentielle se limitait à la vérification périodique des renseignements d'écoute.

Le Capitaine Jeunet du GBA II/54 est devenu commandant du groupe de bombardement II/20 Bretagne dans les Forces aériennes françaises libres le 6 août 1942.

Le Sergent René Lami pilote, dont l’avion a été abattu le 16 mai a été fait prisonnier et après avoir été libéré en 1941 revint à Vinon sur Verdon où ses parents, originaires du nord, s’étaient réfugiés sur ses conseils. Il s’est engagé dans la résistance. Après l’échec d’une mission de bombardement à haute altitude de l’aviation américaine sur le pont de Vinon le 15 août 1944 qui avait détruit une partie du village dont l’appartement de ses parents et fait des morts et des blessés dont sa tante, dès la nuit suivante, il fit sauter le pont de Vinon sur Verdon.
Avec son groupe de résistants, il remit aussi en état l’aérodrome sur lequel les Italiens et les Allemands avaient creusé de nombreuses tranchées et disposé des mines. Ils firent sauter préventivement 450 mines pour éviter que les habitants de Vinon ne soient tués ou blessés et nivelèrent et balisèrent le terrain pour qu’il pût servir à l’aviation alliée.

Le Sergent Henri Minot, appelé pour effectuer son service militaire en 1938, après une formation de navigant à l’Ecole de l’air de Salon de Provence, a été affecté comme mitrailleur au GBA II/54. Il témoigne aujourd’hui des actions de la 54ème escadre à Vinon sur Verdon et pendant la campagne de France de mai juin 1940.

Bref bilan de la 54ème escadre et de l’aviation française pendant la campagne de France en mai juin 1940 

426 exemplaires Breguet 693 avaient été commandés, mais 128 seulement ont été livrés avant le 25 juin 1940 et seuls ceux de la 54ème escadre ont été prêts à partir au combat le 12 mai 1940

Pendant la campagne de France, les équipages des unités de bombardement d’assaut ont détruit de nombreux ponts, véhicules et panzers allemands, freinant ainsi l’avancée des troupes ennemies sur le territoire français.

L'aviation française en mai juin 1940

500 aviateurs français sont morts au combat en mai et juin 1940. 40 % des avions de la Luftwaffe ont été mis hors de combat. La Luftwaffe a ainsi été considérablement affaiblie pour mener la bataille d’Angleterre qui a suivi. 

Bibliographie :
Revue Icare N°57 et 58 1939/1940. La bataille de France, volumes III et IV
Le bombardement français sur la Meuse le 14 mai 1940 par Philippe de Laubier
Journal de marche du GBII/54 SHD
Le Groupe de bombardement II/54 : historique / Aspirant Morineau

https://www.passionair1940.fr/Armee%20de%20l%27Air/Escadrilles/Esc-Bomb-Assaut/GBA-2-54/GBA_2-54.htm

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